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Une contribution à l’enseignement du monde d’après

Last updated on 9 mai 2022

Plan de relance, un an après : les dispositifs de classe virtuelle, de webinaire, et de classe hybride avec captation vidéo ont été développés. Résultat d’un engagement de l’ensemble de la communauté, les travaux se poursuivent et se diversifient pour répondre aux besoins des établissements.

Dans le cadre du Plan national de relance et de résilience (PNRR) faisant suite à la pandémie de COVID-19, le Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (MESRI) a sollicité FUN pour le développement de solutions éducatives numériques mutualisées. L’objectif est de proposer aux établissements d’enseignement supérieur des infrastructures nationales, adaptées et supportant des montées en charge. Les services n’ont pas vocation à remplacer les stratégies propres des établissements, mais à servir d’alternative (en SaaS ou on premise, l’ensemble des développements étant diffusé en open source).
Pour y parvenir, le MESRI a réuni au sein d’un Comité de pilotage les trois conférences (France Universités, CGE et Cdefi) ainsi que les associations professionnelles concernées (VP-Num, A-DSI, ANSTIA, ESUP-Portail, Université numérique). Des liens forts existaient déjà entre ces structures (les conférences siègent aux instances de FUN, FUN participe au Comité numérique de France Universités, FUN est membre des associations ESUP et ANSTIA,…) mais ce projet innove en ce qu’il fait appel, sur un même projet, aux expertises de chacun, dans une démarche collective, collaborative, et itérative.


Ce COPIL s’est réuni à partir du 15 mars 2021. Un an après, retour sur les avancées :

  • en matière de classe virtuelle, un front spécifique a été développé pour le secteur de l’ESRI, et s’appuie -dans un souci de bonne gestion des deniers publics- sur la ferme de serveurs mise en place par la Direction du numérique éducatif (DNE).
    Sur décision du Comité de pilotage, les besoins de classe virtuelle s’appuient donc sur le logiciel BigBlueButton, bien connu des universités et utilisé par FUN pour son séminaire 2020 (voir également l’outil de stress-test développé à l’époque).
    Les premiers usages montrent une intégration simple aux LMS par utilisation du protocole LTI, et un fonctionnement fluide de la solution. Des compléments sont en cours de développement pour intégrer à ce front les fonctionnalités de réservation de salle et de téléversement de documents.
Principales étapes du projet “Plan de relance” sur l’année 2021
  • sur les besoins en webinaire, la solution nationale mutualisée est également en cours de développement : elle permet de bénéficier des fonctionnalités du logiciel Jitsi tout en envoyant le flux vidéo à un nombre illimité de spectateurs. La diffusion en direct intègre une fonctionnalité de “montée sur scène” permettant aux intervenants d’inviter des spectateurs à rejoindre la conférence.

    Les passeports LTI ont également été proposés aux établissements pilotes et les retours ont été très positifs quant à la facilité d’installation, la simplicité de configuration, l’usage de l’outil et les perspectives d’évolutions. Les besoins de fonctionnalités des ingénieurs pédagogiques ont été remontées par l’association ANSTIA et complété d’ateliers d’UX design auxquels ont contribué une vingtaine d’experts de différents établissements. Les préconisations sont en cours de déploiement dans la partie front-end de la solution.

    On notera que les fonctionnalités de Jitsi se sont considérablement adaptées aux besoins éducatifs, en particulier grâce à l‘initiative de la Commission européenne de mener un hackaton “Winning over the classroom with Jitsi” au cours duquel FUN a accompagné un groupe d’étudiants de CentraleSupélec : ces étudiants ont gagné le premier prix avec l’ajout d’une fonctionnalité de sondage, et, depuis ce hackaton, les fonctionnalités attendues (sondages et breakout rooms) ont pu être intégrées dans le code source du logiciel. Jitsi bénéficiera prochainement d’améliorations nouvelles sur différents  aspects, dont la montée en charge, ou encore l’accessibilité numérique.
  • sur les besoins en classe hybride et dispositifs de captation, confirmés lors des journées Esup-Pod, une nouvelle équipe du programme DTY de CentraleSupélec a livré une solution fonctionnelle à bas coût (environ 200€) à l’aide d’un nano-ordinateur Raspberry Pi. Ce système est en cours de tests pour identifier les améliorations à apporter, dans des établissements volontaires de l’enseignement supérieur, et au niveau scolaire à l’initiative d’une Région.

    On note que le pôle logiciels libres de la DINUM a depuis déployé un accompagnement similaire dans le cadre du projet BlueHats Semester of Code

En parallèle, se mettent en place deux groupes complémentaires dédiés :

  • aux tableaux de bord pédagogique, coordonné par un représentant de l’association VP-Num, en lien  avec l’association ESUP-Portail et sa forte communauté d’établissements membres.
  • aux examens à distance, sans se limiter nécessairement à une réponse technique, mais en interrogeant globalement les modalités d’examens et d’évaluation, ainsi que les sujets juridiques, organisationnels, et d’accompagnement des usages, en associant autant que possible l’association des vice-Présidents formation et la Commission formation et insertion professionnelle de France Universités. Les associations professionnelles de juristes et délégués à la protection des données (JuriSup et SupDPO) rejoignent également le groupe de travail.

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