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France Université Numérique, une histoire en communs

Last updated on 6 mai 2022

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À l’origine un projet ministériel co-construit et décliné en 18 actions (dont la mise en place d’une plateforme de MOOC), le groupement constitué en 2015 est renouvelé en 2020, dans un périmètre plus large et en associant toujours plus d’acteurs, de l’enseignement supérieur et au-delà.

En 2013, le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche lance le projet “France Université Numérique”, entouré d’un Comité d’orientation stratégique numérique constitué de personnalités de l’enseignement supérieur (Sophie Pène, Patrick Levy, François Taddei,…) et d’autres experts (Henri Verdier,…). Ce Comité a contribué à identifier 18 actions au service de la réussite et de l’insertion des étudiants, de la rénovation des pratiques pédagogiques, ou encore de l’attractivité européenne et internationale, dont la mise en place d’une plateforme de MOOC.

Cette plateforme, dans le contexte international d’essor des MOOC, est lancée en s’appuyant sur un logiciel open source conçu par le MIT et Harvard, avec le soutien technique de Renater, d’INRIA et un hébergement sur les serveurs du CINES. Elle accueille, à son lancement, des cours de nombreux établissements (le Cnam, l’Institut Mines Telecom, l’Université Panthéon-Assas – Paris II, Science Po,…) et rencontre un succès immédiat.

Des fonctionnalités supplémentaires sont développées pour répondre aux besoins des concepteurs de cours, toujours dans une logique open source et de contribution avec la communauté, nationale et internationale.

En 2015, le portage de cette plateforme est assuré par la création d’un groupement d’intérêt public (“personne morale de droit public (…) qui exercent ensemble des activités d’intérêt général à but non lucratif, en mettant en commun les moyens nécessaires à leur exercice”) constitué de huit membres, dont l’Etat et trois Communautés d’universités et d’établissements (COMUE).

Dans les faits, le groupement FUN-MOOC, dénommé d’après le nom de la plateforme dont il assure l’hébergement et le maintien, intervient plus largement, et contribue déjà avec le réseau qu’il fédère et ses partenaires à d’autres actions parmi les 18 identifiées (« Faciliter et renforcer la mise en place de dispositifs d’aide à l’orientation des lycéens et étudiants”, « Favoriser la réussite des étudiants grâce à une pédagogie rénovée par le numérique”, “Proposer une offre innovante de formations en ligne pour répondre aux besoins croissants de formation continue”, « Former et accompagner les enseignants et les équipes pédagogiques à l’usage du numérique dans leurs pratiques pédagogiques”, “Donner une impulsion forte à la recherche sur la pédagogie numérique”, “Développer une action spécifique à destination de la francophonie”,…).

Début 2020, ce sont 144 établissements qui s’étaient mobilisés dans l’aventure FUN-MOOC, et avaient ouvert 1454 cours et généré près de 7,8 millions d’inscriptions. Plus de deux millions de francophones ont ainsi pu s’approprier des contenus académiques et se former grâce à l’expertise des établissements d’enseignement supérieur ! Les cours sont très largement (à près de 90% !) diffusés sous des licences Creative Commons ou Etalab.

Cette même année, la pandémie de COVID-19 mobilise, au sein de leur structure, l’ensemble des acteurs pour assurer la continuité d’activité et la continuité pédagogique. Sur leur plateforme commune FUN, les établissements y contribuent largement en développant de nouvelles formations spécifiques (pour le personnel soignant en EHPAD, les soins critiques, ou encore le management post-Covid), en animant des évènements, mais également en ré-ouvrant, pour les citoyens confinés, de nombreux cours archivés.

Parallèlement, la période initiale de constitution du groupement (5 ans à compter de 2015) s’achève : les instances de FUN, les établissements membres du groupement, et leurs ministères de tutelle, décident de son renouvellement à durée indéterminée, d’un élargissement de son périmètre, et d’un changement de nom : FUN-MOOC devient alors France Université Numérique (FUN).

FUN recommande, à cette occasion, d’intégrer formellement, dans sa convention constitutive, sa “marche d’ouverture de ses données, (…) (de) promotion de l’accessibilité numérique, ainsi (…) (que de) diffusion de ses développements, dans une logique d‘open source”.

Dans le contexte de réflexion sur la “nouvelle normalité” suivant la crise sanitaire, et le développement de l’enseignement en distanciel, comodal ou hybride, le Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation sollicite FUN, en 2021, comme opérateur national pour le déploiement de solutions numériques utilisables par les établissements d’enseignement supérieur, à une échelle nationale et mutualisée.

Ces services doivent permettre à la communauté de l’enseignement supérieur de disposer de solutions adaptées en soutien à la pédagogie, par exemple en termes de classe virtuelle, hybridation, tableaux de bord pédagogique, webinaires,…

Une nouvelle mission pour FUN et ses partenaires, qui permettront de contribuer, avec les travaux déjà en cours par les autres acteurs publics dans leurs domaines respectifs (AMUE, Renater, UNESS,…) aux enjeux identifiés dès 2013 et toujours d’actualité (“Inciter les établissements d’enseignement supérieur à rationaliser leurs infrastructures informatiques, en mutualisant et sécurisant leurs données dans des data center éco-responsables”, “Offrir des services en Cloud aux établissements, notamment pour les applications de gestion (finances, RH, scolarité…) et les plateformes pédagogiques”, “Encourager et développer les services numériques pour les établissements et les usagers”, “Rendre plus performants les systèmes d’information des établissements et l’interopérabilité entre établissements, organismes et MESR”, “Articuler les initiatives françaises avec les stratégies européennes et internationales”,…).

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